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Le dopage dans le sport

Mexico. 1968. Jeux olympiques d’Été. C’est dans ce cadre qu’apparut le premier cas de dopage aux Jeux Olympiques : Hans-Gunnar Liljenvall, un pentathlonien suédois « contrôlé positif » à l’éthanol. Depuis, c’est plus de 350 cas de dopage qui ont été recensés aux JO d’hiver et d’été, dont 246 depuis 2008. Cela peut amener à se questionner sur l’importance de cette méthode dans le sport.


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Le dopage : une tentation réelle, mais dangereuse et interdite

La recherche de l’amélioration de ses performances peut pousser un athlète à user de  cette méthode illégale. Certains sportifs désirent augmenter leur capacité de résistance à l’effort tandis que d’autres cherchent à augmenter leur force musculaire. Pour y arriver, ils se dopent, en prenant des produits qui diminuent la fatigue des muscles pendant l’effort ou consomment des produits L’interdiction du dopage à deux explications. La première raison est tout simplement que se doper, c’est tricher. . Cette pratique est contraire à l’esprit du sport et fausse les résultats.La deuxième raison s’explique par le fait que cette pratique peut être très dangereuse pour la santé. Les produits dopants utilisés par les sportifs peuvent avoir des effets secondaires pouvant entraîner des troubles psychologiques et comportementaux, des complications cardiovasculaires et même le décès. Un exemple parfait des dangers liés au dopage est le cas de Tom Simpson, décédé sur les routes du Tour de France en 1967 du fait de la prise d’amphétamines additionnée à un effort extrêmement important dont la mort entraînera par la suite une prise de conscience générale et la mise en place de contrôles antidopage qui sont désormais effectués à l’arrivée de chaque étape de la Grande Boucle.

Quels sports sont les plus touchés et pourquoi ?

Étonnement, le football, le sport le plus populaire du monde, ne demeure que très peu touché par des affaires de dopage. Dans le monde du football, la lutte anti-dopage est un sujet compliqué à aborder. Très peu de cas de dopage ont été recensés ces dernières années. Mamadou Sakho, contrôlé positif à un brûleur de graisse et suspendu par l’UEFA, ce qui avait entrainé son absence à l’Euro 2016, avait finalement été relaxé en juillet de la même année.


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Dans l’esprit de beaucoup de personnes, le dopage est associé au cyclisme. On peut dénombrer plusieurs affaires : l’affaire Tom Simpson, évoquée plus tôt, l’affaire Festina en 1998 ayant entraîné l’exclusion du Tour de France de la totalité de cette équipe pour violation du règlement anti-dopage ainsi que l’affaire Lance Armstrong, septuple vainqueur de la Grande Boucle entre 1999 et 2005, s’étant vu retirer ses titres pour plusieurs infractions à la réglementation antidopage révélées par l’Agence Américaine Anti-Dopage(USADA). L’omniprésence de cette méthode s’explique par plusieurs choses : l’obligation de résultats, les enjeux économiques, la notoriété, la surcharge du calendrier sportif etc…

Ce fléau ne touche pas que les sports les plus populaires. En effet aux Jeux Olympiques de Pékin, en 2008, le nord-Coréen Kim Jong-su était prêt à tout pour obtenir une médaille au tir au pistolet! A la fin des épreuves, le sportif fut controlé positivement au propanolol, un béta-bloquant. La prise de ce produit lui permettait de ralentir son rythme cardiaque pour être le plus immobile possible et donc mieux viser. Son objectif était atteint puisqu’il avait obtenu la médaille de bronze en tir à 10 m et la médaille d’argent à 50 m, médailles qui lui furent retirées après son contrôle positif.

L’avenir du dopage

Désormais, la question n’est plus de savoir comment éradiquer le dopage, mais comment en limiter les dégâts. Avec l’apparition de technologies encore plus performantes, l’attention de l’Agence Mondiale Antidopage (l’AMA) se concentre principalement sur le dopage génétique, une méthode de transfert d’un gène dans le corps dans l’objectif de renforcer la performance physique. Cette technique a été reconnue il y a plus de dix ans comme l’une des menaces auxquelles le monde du sport est confronté.  A l’heure actuelle, le dopage génétique se trouve encore en phase expérimentale et nous sommes donc assez loin de voir apparaître des athlètes ayant recours au dopage génétique…

Une idée a germé dans la tête de certaines personnes : légaliser cette méthode. L’idée est insensée et ne risque pas de voir le jour. Autoriser la mise en application de cette technique, c’est surtout accepter le concept d’une performance truquée. C’est aussi mettre la santé des athlètes en jeu pour diverses raisons citées précédemment. Pour conclure le dopage existe depuis longtemps et n’a pas fini d’exister, de se développer et selon Jean-Emmanuel Ducoin, « La course cycliste des temps moderne se résume souvent à une compétition entre dopés qui se font prendre et dopés qui ne se font pas prendre. »

Mano C.

Sources : Dopage/JO: les réanalyses font exploser le compteur (en ligne), d’AFP , publié le 06/12/2017 à 18:01, [consulté le 19 mars 2019]. Disponible sur lexpress.fr

Le Dopage et son Histoire (en ligne), du Dr Patrick Bacquaert, publié le 19/05/2016, [consulté le 19 mars 2019]. Disponible sur irbms.com

L’avenir du dopage dans le monde du sport, publié le 20 Mars 2014,  [consulté le 19 mars 2019]. Disponible sur cordis.europa.eu

Le dopage et ses risques, publié le 1 avril 2011, modifié le 31 janvier 2014, [consulté le 19 mars 2019]. Disponible sur filsantejeunes.com

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